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Pourquoi
DONNEZ
D'LA VOIE ?

Bonjour et bienvenue sur le site Donnez d'la voix point info, le site de la campagne du Comité Central du Groupe Public ferroviaire et de quatre CSE de SNCF Réseau qui ensemble ont mené, appuyés de cabinets d'expertise, un certain nombre d'études sur les besoins de financement du réseau, mais pas uniquement, du système ferroviaire dans sa globalité. Dans un moment où le financement du système ferroviaire est au cœur du problème avec la loi Cadre qui ne répond d'ailleurs ni attentes et surtout pas aux besoins de financement de notre réseau ferré national, avec l'objectif que nous estimons devoir et vouloir porter dans le débat public, celui du train, du ferroviaire, du rail et du rail public pour répondre aux besoins de report modal, pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique dans son rôle d'aménagement du territoire. Et on pense derrière évidemment, au maintien, à l'entretien des petites lignes, les lignes de desserte fine du territoire. Évidemment, ce sera l'objet d'éléments qui arriveront durant l'été, celui du financement également des gares. Il n'y a pas seulement les voies, il y a aussi les gares. Et puis le constat, après 18 mois d'expérience dans la concurrence, dans les services voyageurs, après presque 20 ans d'expérience dans la concurrence, dans le transport de marchandises, le bilan est que la concurrence est inefficace, qu'elle coûte plus cher, elle coûte plus cher pour les contribuables, elle coûte plus cher pour les usagers, elle coûte plus cher aussi pour les cheminots. Ça se fait avec la dégradation de nos conditions de vie et de travail, de nos conditions sociales. Alors le ferroviaire, c'est le temps long. Cette campagne, a pour objet, pour objectif, d'alerter pour stopper, pour stopper la casse de notre outil public avec les objectifs que nous développons. Et nous avons aujourd'hui, nous mettons en avant les élus mais également les quatre fédérations représentatives, l'exigence d'un moratoire sur toutes les réorganisations en cours. Un moratoire sur la concurrence et l'exigence, le besoin d'une loi de programmation pluriannuelle des investissements. Nous l'avons portée dans le cadre de la conférence Ambition France Transports. Nous continuons de le porter autour du parcours législatif avec la loi cadre et nous continuerons de le porter puisque, pour nous, une loi pluriannuelle permettra justement de répondre à ces exigences d'investissement sur le temps long qu'exige le ferroviaire, mais qui s'inscrit également dans les plans gouvernementaux beaucoup plus lointains.

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Nicolas LOISEAU . ZPA

Bonjour, Je m’appelle Nicolas Loiseau, je suis le secrétaire du CSE Réseau zone de production Atlantique. Aujourd’hui, le réseau ferroviaire est sous pression, les besoins de maintenance explosent, les travaux sont de plus en plus nombreux mais les effectifs ne suivent pas. Les équipes souffrent du manque de moyens humains, du recours grandissant à la sous-traitance et d’une organisation du travail qui met sous tension les cheminotes et les cheminots, comme le réseau lui-même. On nous parle d’ouverture à la concurrence, on nous parle d’efficacité sur la zone de production Atlantique. Malheureusement, nous constatons que le quotidien des cheminotes et des cheminots est tout autre. Le CSE a décidé de ne pas rester spectateur. Les élus ont donc lancé une expertise indépendante confiée au cabinet Degest afin d’analyser l’état du réseau, les besoins d’investissements, les conditions de travail et les enjeux d’aménagement du territoire. Son objectif est simple dire la vérité sur l’état du réseau, chiffrer les besoins réels et démontrer que le ferroviaire est un choix de société. Parce qu’un réseau ferroviaire, ce n’est pas un coût, c’est un outil d’égalité entre les territoires. C’est tout le sens de cette expertise que nous vous invitons à découvrir.

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Yoann LAMY . ZPSE

Bonjour, Je suis agent circulation en gare d’Aix-les-Bains et secrétaire du CSE de la zone de production Sud Est de SNCF Réseau. Dans le cadre de la campagne Cap 2026, les élus du CSE de la zone de production Sud-Est ont mandaté un cabinet d’experts certifiés pour analyser les conditions de maintien et de modernisation des infrastructures visant l’efficacité et la sécurité du service public ferroviaire sur la zone de production Sud Est, dans un contexte d’externalisation rampante, de succession de réorganisations, d’austérité budgétaire et d’objectifs de productivité. Cette expertise fait ressortir un déséquilibre structurel de notre réseau. Nous ne pouvons que faire le constat que le réseau périclite et menace la sécurité des circulations et de son personnel. Les choix politiques de ne pas financer le rail à hauteur des enjeux sociétaux, d’équilibre du territoire et environnementaux, engendrent des arbitrages d’investissement qui creusent encore plus ces inégalités et fragilisent davantage le système ferroviaire dans sa globalité.

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Alexandre BOYER . CCGPF

En 2018, les cheminots ont unanimement condamné la concurrence dans les services voyageurs. Après une dizaine d’années d’expérience et de retour d’expérience dans le transport des marchandises et l’impact que cela a eu sur l’abandon de territoire et la baisse de transport des trafics par le rail, pour la concurrence dans les services voyageurs, c’est un petit peu différent. Mais le constat est aujourd’hui sans appel. La concurrence coûte plus cher, elle coûte plus cher pour les contribuables, elle coûte plus cher pour les usagers, elle coûte plus cher pour les cheminots. Par une dégradation de nos conditions de vie et de travail, par une dégradation de nos conditions sociales, une remise en cause de l’ensemble d’ailleurs des droits des cheminots. Quoi qu’on dise, la direction dans l’entreprise, pour les usagers, ce sont des augmentations de tarifs, ce sont des fermetures de guichet, ce sont des dessertes qui évoluent. Je pense à la concurrence dans les services LIBREMENT organisée, donc autre que conventionné, où la desserte du territoire n’est assurée que par la seule SNCF et privée d’une certaine forme de mutualisation, puisqu’elle est concurrencée sur les axes les plus rentables, en tout cas les plus porteurs de trafic et de passagers… Alors que la SNCF est la seule à participer au financement du réseau via le fonds de concours. Évidemment, tous les autres participent via les péages, mais tous les cheminots sont mis à contribution à l’effort de productivité pour entretenir le réseau. Et puis plus cher pour les contribuables, avec toute l’ingénierie d’appel d’offres qui est mise en œuvre, créée dans les régions. L’arrêt, les dédommagements versés aux entreprises qui répondent à ces appels d’offres et puis évidemment des investissements qui parfois font doublon avec l’existant, même si, évidemment, les investissements sont nécessaires pour développer un service public ferroviaire de qualité pour toutes et tous, et ce, sur tout le territoire. C’est ce que présente la vidéo qui restitue une expertise que nous avons commanditée au Comité central du Groupe public ferroviaire au cabinet 3E consultants et qui fait un focus sur les premiers mois de la concurrence dans les services conventionnés et de ce qui se prépare aussi pour les années à venir. À l’image de nos voisins anglais, nous pouvons arrêter avant que la catastrophe soit une gabegie financière, que notre outil public soit entièrement démantelé, que les compétences soient perdues. C’est l’exigence du moratoire que nous portons. Moratoire sur la concurrence pour évaluer, après quelques mois et avant d’aller plus loin, la concurrence dans le système ferroviaire, la concurrence dans les services voyageurs, mais aussi marchandises, mais voyageurs pour ce qui concerne aujourd’hui.

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Jean Marie MUTEL. ZPNEN

Restitué début 2026, l'expertise des infrastructures ferroviaires de la zone de production Nord-Est Normandie, menée par trois autres consultants, met en lumière l'état du réseau et les enjeux majeurs pour son avenir. l'Élément le plus marquant est le repli du réseau ferré national tout au long de la dernière décennie. En effet, plus de 1000 kilomètres de lignes, principalement des petites lignes, ont été abandonnées. Le rapport décrit l'indice de consistance de la voie, qui est un indicateur d'obsolescence. Celui ci traduit une situation préoccupante et impacte l'exploitation ferroviaire. La vétusté entraîne des ralentissements, des retards ou des suppressions de trains. Pour expliquer ces évolutions, trois consultants mettent en avant l'insuffisance des moyens financiers et humains consacrés à l'entretien, à la régénération et à la modernisation du réseau. Elle fait le parallèle entre les investissements préconisés et ce réalisés, souvent bien inférieurs. Ce retard cumulé est estimé à 6 milliards. Le manque d'ambition se traduit également par des moyens humains insuffisants. Le rapport met en évidence un repli des effectifs et la dégradation des conditions de travail. Face à ces enjeux, on pourrait imaginer une prise de conscience globale de tous les acteurs du système ferroviaire, à commencer par l'Etat, alors que le besoin de financement du réseau est fixé entre quatre et 6 milliards par an. A date, il faudra investir jusqu'à 14 milliards d'euros par an lors de la prochaine décennie pour préserver l'essentiel du réseau ferré ferroviaire. 4000 kilomètres de lignes sont menacées d'ici 2028 et 10 000 d'ici 2032, si rien n'est fait. Pourtant, les engagements tardent à être donnés pour financer le mur d'investissement du ferroviaire qui se dresse face à nous. En conclusion, le rapport d'expertise liste un panel d'alternatives pour financer ce qu'il reste de notre héritage commun, à savoir des infrastructures ferroviaires à la hauteur des défis sociaux et environnementaux qui se dressent face à nous.

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